Le mouvement de résistance libanais, Hezbollah a déployé un nouveau drone d’attaque échappant à la détection. En l’espace d’une seule journée, le Hezbollah a multiplié les opérations de représailles contre les positions militaires et les colonies de peuplement du régime israélien dans le nord des territoires occupés.
Ces frappes menées tout au long de la journée de lundi, constituaient une « réponse aux violations du cessez-le-feu et aux agressions répétées » contre les villages et villes du Sud-Liban, notamment Tyr et Nabatieh, a indiqué le mouvement de résistance.*
Selon la chaîne d’information libanaise al-Ahed, ces opérations ont combiné des tirs de missiles, des frappes d’artillerie et le déploiement de drones d’attaque.
C’est au cours de ces mêmes opérations de représailles que le Hezbollah libanais a, pour la première fois, utilisé un nouveau drone difficilement détectable. Au moins 40 modèles de ce prototype ont été employés dans les attaques contre le nord des territoires palestiniens, rapportent les médias israéliens.
Même si certains médias israéliens dont, la chaîne publique israélienne KAN, ont tenté de minimiser les faits en rapportant par exemple que l’un de ces drones, doté d’un système de guidage optique résistant au brouillage électronique, s’était écrasé dans la colonie de Kiryat Shmona, ils indiquent en même temps que seul un nombre restreint de ces drones ont été interceptés et que les autres ont atteint leurs cibles et causé d’importants dégâts.
Ce nouveau drone, décrit comme l’un des systèmes aériens les plus sophistiqués du Hezbollah, est capable d’échapper à la détection, de se déplacer à l’intérieur de bâtiments, de transporter jusqu’à 5 kilogrammes d’explosifs et de parcourir des dizaines de kilomètres.
Les premières frappes ont débuté à l’aube du lundi 13 avril avec des tirs de roquettes vers la colonie de peuplment de Kiryat Shmona et de la ville de Dovev. Au cours de la matinée, des attaques de drones ont visé la ville de Metula et un rassemblement de forces israéliennes à Shlomi.
À la mi-journée, le Hezbollah a confirmé qu’il avait intensifié ses opérations par une offensive aérienne concentrée menée à l’aide de drones chargés d’explosifs visant des bases et des logements pour les troupes sur plusieurs sites, notamment Yiftah, Beit Hillel, Kiryat Shmona et Margaliot.
D’autres frappes ont ciblé des concentrations de troupes et des infrastructures militaires à Misgav Am, Kfar Giladi, Avivim, Liman, ainsi que la base d’Amiad au nord de Tibériade.
Dans l’après-midi, une pluie de roquettes s’est abattue de manière répétée sur plusieurs sites, dont Kiryat Shmona, Metula, Dovev, Shlomi, Nahariya, Hanita et Malkia.
Les rapports font également état de la poursuite des frappes à l’artillerie et aux missiles contre des concentrations de véhicules et de troupes dans des zones telles qu’Aïn Ebel, Bayada, Bint Jbeil et Rashaf, au sud du Liban.
Le Hezbollah a déclaré avoir étendu ses frappes, plus tard lundi, à des « bases sensibles » situées au nord des territoires occupés. Il s’agissait notamment de la base d’entraînement de la brigade parachutiste à Karmiel, du quartier général de la division Golani à Shraga, au nord d’Acre, et de la base de Tefen, à l’est d’Acre. Le mouvement a précisé que ces frappes avaient été menées à l’aide de drones et de « missiles spéciaux ».
Des structures souterraines à Maalot-Tarshiha et Yesud HaMaala ont également été détruites par des attaques combinées de missiles et de drones.
Les opérations se sont poursuivies durant la nuit contre des rassemblements à Malkia, Bayada et Rashaf, menées à l’aide de drones, d’artillerie et de roquettes.
Le Hezbollah a souligné que ces frappes se poursuivraient « jusqu’à l’arrêt total de l’agression américano-israélienne contre différentes régions du Liban. »
Ces actions interviennent après plusieurs jours d’agressions israéliennes ayant coûté la vie à des centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de 2024.
En réaction à ces massacres, le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a déclaré que ce bain de sang visait à « masquer » les échecs répétés du régime face à la Résistance. Il a assuré que « la résistance se poursuivra jusqu’au dernier souffle » et que les sacrifices consentis ne feraient que « renforcer notre détermination à libérer notre terre et à préserver notre dignité ».